Mardi 30 septembre 2008
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Conférence de Presse de l’APC du 27/09/2008
Bilan année 2007-2008
Rentrée 2008
Elections et perspectives avenir
L’année scolaire 2007- 2008 a vu l’APC, fort de sa représentativité, mener avec succès des actions aussi bien sur le terrain qu’au
sein des instances académiques où nous sommes représentés.
En ce qui concerne la langue corse,
nous avons obtenu
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La défense de la filière bilingue à Porticciu et de l’enseignement du LCC à l’Ecole annexe
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La mise en place d’un nouveau poste bilingue à l’Ecole annexe
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le respect sur Bastia des accords Etat/CTC afin d’obtenir le fléchage des postes bilingues sur la ville
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le fléchage d’un nombre conséquent de postes bilingues dans le sud, y compris dans des régions où il n’y en avait pas
(Cargèse).
Nous avons mené conjointement avec les organisations étudiantes CSC, GP et GI des actions afin de sensibiliser la population et les
élus sur la reconnaissance officielle de la langue corse dans le cadre de la modification de la constitution.
L’APC a œuvré à l’adaptation d’un calendrier scolaire spécifique à la Corse, correspondant à la réalité climatique, géographique et
culturelle de l’île, en différent la rentrée de septembre.
L’APC s’est aussi mobilisée pour la défense des écoles en milieu rural à Luri, Livia, dans le Fium’orbu…pour n’en citer que quelques
unes. Elle est intervenue auprès des autorités académiques pour la défense et le maintien d’un enseignement en milieu rural menacé, à terme, de disparition quasi-totale.
L’APC est intervenue avec succès pour le maintien dans l’île des examens des lycées agricoles de Corse et pour le lycée maritime de
Bastia.
L’APC a dénoncé le fichage génétique des mineurs pratiqué en Corse à l’occasion de manifestations. L’actualité liée à la mise en place
du fichier Edwige a montré la pertinence de ses dénonciations.
Lors de l’année écoulée, nous avons également renoué avec les instances académiques un dialogue inexistant avec l’ancien recteur; nous
souhaitons le poursuivre avec l’affirmation de toutes nos convictions. Dans ce cadre, nous sommes intervenus sur la question de la formation professionnelle, qui se pose de façon particulièrement
aiguë chez nous, avec une sortie record du système scolaire sans diplôme.
En ce qui concerne la rentrée 2008, l’APC tient à tirer la sonnette d’alarme quant à l’enseignement du Corse et ce malgré un certain
nombre d’avancées significatives, au premier rang duquel se trouve la reconnaissance constitutionnelle de la langue corse.
Pour aller vers la généralisation concrète du bilinguisme, il faut des moyens en matière d’enseignants. Or, ceux-ci n’existent pas
dans le primaire car plus de la moitié du corps enseignant se déclare inapte à cet enseignement. Ce déficit énorme ne peut être comblé en l’état actuel des choses ni par l’IUFM, ni par des
habilitations dont les critères d’attribution sont fantaisistes, et que ne sauraient masquer les statistiques outrageusement optimistes diffusées par les services officiels.
Aujourd’hui la continuité de l’enseignement de certains sites bilingues est rompu en raison de l’affectation des
professeurs des écoles à des postes fléchés ailleurs. Ces écoles rejoignent la liste déjà trop longue des sites au bilinguisme virtuel. La ressource enseignante dans le primaire est insuffisante.
Il faut des mesures énergiques qui sont de la responsabilité de tout le monde, et en particulier des politiques décisionnaires. La création d’une brigade d’intervenants en langue corse en est
une.
Comme l’a dit le recteur, il faut que la langue corse investisse la sphère sociétale et ait une valorisation professionnelle. Or ce
n’est pas le cas. Pis encore, avec l’attitude de l’ANPE récemment, on a vu s'instaurer une discrimination de fait face la langue corse, sur sa terre.
L’APC renouvelle sa proposition d’autonomie de l’Académie de Corse à l’instar de ce qu’est maintenant l’Université de
Corse.
D’autres questions se posent concernant l’enseignement en milieu rural et sur l’évolution sociétale, démographique pouvant entraîner
des risques de « banlieurisation ».
L’APC agira dans ce cadre et de manière conséquente contre le fléau de la drogue qui gangrène de plus en plus une jeunesse que d’aucun
font mine de croire épargnée.
L’APC enfin demande aux responsables politiques de se positionner par rapport à la mise en fiches des mineurs à partir de 13 ans,
pratique dont hélas la Corse a le triste privilège d’être le territoire de prédilection
L’APC appelle tous les parents à se mobiliser et à s’investir afin que l’Associu renforce son action et permette ainsi d’améliorer le
système éducatif en Corse.
Conférence de Presse de l’APC